Crime 101
Dans ce film policier, le voleur insaisissable Davis (Chris Hemsworth) prépare un dernier coup particulièrement risqué — mais sa route croise celle d’une cadre du secteur des assurances (Halle Berry), d’un voleur rival (Barry Keoghan) et d’un détective acharné (Mark Ruffalo) qui se rapproche dangereusement. À mesure que le braquage approche, la frontière entre chasseur et proie devient de plus en plus floue.
Crime 101, réalisé par Bart Layton et adapté de la nouvelle de Don Winslow, fait appel à Cinesite comme principal studio d’effets visuels, avec environ 150 plans parfaitement intégrés. Sous la supervision de Simon Stanley-Clamp, l’équipe s’est concentrée sur des effets invisibles destinés à renforcer le réalisme — allant de la gestion de véhicules en images de synthèse dans des cascades complexes (incluant des collisions spectaculaires et des transitions entre cascadeurs et doublures numériques), jusqu’à des éléments plus discrets comme le sang, la pluie, les bris de verre, le remplacement d’enseignes et divers nettoyages — le tout intégré avec précision pour servir l’histoire sans attirer l’attention.
Découvrez l’entrevue d’Art of VFX avec le superviseur VFX Simon Stanley-Clamp.
À quel moment avez-vous été impliqué ?
Dès le tout début. Le contact est venu de Working Title, et j’ai reçu le scénario alors que j’étais encore en postproduction sur Matilda. Le réalisateur Bart Layton est venu me rencontrer et nous avons eu plusieurs discussions préliminaires, notamment sur les poursuites automobiles, la manière de les filmer et le style général. J’ai proposé différentes approches, allant de décors entièrement en images de synthèse à des voitures numériques avec caméras embarquées, en m’appuyant sur des images de films de Steve McQueen comme Bullitt et L’Affaire Thomas Crown. Même si Crime 101 est un film contemporain, il adopte une esthétique inspirée des années 60, et l’une des voitures principales est d’ailleurs la même que dans Bullitt.
D’autres sociétés ont-elles participé aux effets visuels ?
Cinesite était le principal prestataire, avec quelques compositeurs en interne et une société de graphisme basée à Sydney, Past Curfew, chargée des incrustations d’écrans pour environ 35 à 40 plans (téléphones, iPads, habillages d’actualités, écrans d’ordinateur). Ils ont également fait appel à des freelances à Londres, ce qui a facilité les échanges entre les fuseaux horaires (Australie, Los Angeles et Londres). Les éléments graphiques devaient être parfaitement synchronisés et interactifs, car ils servaient souvent à faire avancer la narration.
Avec qui travailliez-vous au quotidien côté client ?
Working Title Productions était le principal interlocuteur, et j’échangeais directement avec le réalisateur Bart Layton. Il a réalisé il y a 16 ans American Animals, un film de braquage que j’avais vu et beaucoup apprécié — le même genre que Crime 101. C’est un genre sur lequel je n’avais encore jamais travaillé, donc l’opportunité était particulièrement stimulante. Dans l’ensemble, les effets visuels restent discrets : ils enrichissent l’image sans jamais tomber dans l’excès.
Où et comment le film a-t-il été tourné ? Qui supervisait sur le plateau ?
Grant Hewlett était sur le plateau à Los Angeles en 2024, pendant que je terminais Warfare pour Alex Garland. Le « 101 » du titre fait référence à l’autoroute 101 en Californie, où la majorité du film a été tournée, autour de Los Angeles. Un court tournage a également eu lieu à Londres en 2025, auquel j’ai assisté — en studio comme en décors naturels, certains lieux ayant été transformés pour ressembler à Los Angeles.
Pouvez-vous donner des exemples d’effets utilisés pour modifier subtilement des documents ou du texte ?
Ce type d’intervention revient à plusieurs reprises pour soutenir la narration, notamment après des projections test qui ont conduit à ajuster certains éléments. Dans certains cas, cela impliquait de zoomer et d’améliorer des éléments typographiques, en les intégrant parfaitement à l’image. Par exemple, nous avons ajouté un dossier dans une boîte de rangement — il n’y était pas au départ — qui apparaît après qu’un chat assis à l’intérieur se lève. Dans un autre cas, nous avons modifié une inscription manuscrite au dos d’une photo. Un plan apparemment simple s’est révélé particulièrement complexe : le remplacement de l’étiquette sur un sac de preuve — un long plan difficile à suivre, qui devait pourtant rester totalement imperceptible.
Lire l’entrevue complète ici :
https://www.artofvfx.com/crime-101-simon-stanley-clamp-vfx-supervisor-cinesite/